Armando
Douglas Kennedy **
Né à New York en 1955, il ne deviendra véritablement écrivain qu’en 1983, date où il démissionne de son poste au National theatre of Ireland pour se lancer dans l’écriture mais le succès mettra de longues années à s’annoncer...
Après l’échec retentissant de sa première pièce de théâtre en 1986, il déménage sur Londres avec femme et enfants et s’essaie au récit de voyage avec bonheur et une certaine réussite mais le Douglas Kennedy romancier n’est pas encore né.
Il faudra attendre 1994 et la publication de Cul-de-sac (qui sera refusé par les éditeurs américains et publiés en Angleterre) pour que l’homme sorte de l’anonymat et 1996 pour que celui-ci devienne désormais un auteur incontournable avec L’homme qui voulait vivre sa vie.
Suivront quatre autres romans entre thriller psychologique et satire sociale qui ne feront qu’entériner ce succès et faire croître les fans de cet auteur qui joue avec les nerfs de ses lecteurs avec brio.
Avec Cul-de-sac (The dead heart) la plongée dans l’univers du polar est intense et effrayante. Le récit de cet homme qui à un tournant de sa vie décide de tout plaquer pour aller vivre dans les immensités australienne et se retrouve aux prises avec quelques-uns des plus atroces représentants de l’espèce humaine fait froid dans le dos et laisse une impression de malaise récurrent ...
Car le ’style’ Douglas Kennedy est là, dans un savant mélange de narrateur omniscient, de dialogue percutant et suspens haletant.
Douglas Kennedy peut s’apparenter à un pécheur à la ligne... nous autres, pauvres lecteurs, nageons tranquillement dans les eaux calmes de notre vie quotidienne lorsque surgit Douglas Kennedy. Après une installation tranquille au bord de l’eau et au moment où on se laisse doucement envahir par la simplicité de la vie du narrateur, l’intrigue prend un virage à 90 degrés et le lecteur se trouve ferré jusqu’à la gorge et ce jusqu’à la dernière ligne qu’il espère, salvatrice...
Dans chacun de ces romans, l’auteur pose tranquillement ses personnages et installe leurs cadres de vies plus ou moins banales jusqu’à l’élément qui fait basculer la vie de ’tout un chacun’ en thriller psychologique.
Les héros ( ?!) de Douglas Kennedy pourraient être vous ou moi car qui n’a pas songé un jour à changer de vie, qui ne s’est pas dit qu’il faisait peut-être fausse route la vie est toujours ailleurs. On construit toujours son propre cul-de-sac ! Que ce soit l’Australie, la banlieue, la vie domestique ... On rêve d’indépendance, d’une autre vie, mais on n’y arrive pas***
Douglas Kennedy *
Tout aussi savamment, chacun de ses ouvrages est une véritable satire de l’esprit et du lieu où se déroule l’intrigue. Que ce soit en Australie où le héros rêve de trouver de grands espaces enchanteurs à la vie de banlieue huppée de New York en passant par les oppositions culturelles flagrantes entre américains et anglais, tous les romans de Douglas Kennedy sont des ouvrages politiques. Des ouvrages qui nous forcent à nous regarder en face et à décoder nos véritables aspirations de vie.
Lire Douglas Kennedy, c’est donc à la fois se laisser emporter dans un polar très noir et découvrir une critique sociale acerbe et réaliste... à compenser après coup par un petit tour chez Walt Disney histoire de ne pas devenir parano !
Entrevue avec Douglas Kennedy

Découvert à la fin du XIXème siècle
par un Français nommé MC Paris, le site de My Son, situé à une trentaine de kilomètres de Hoi An, est l'un des lieux les plus importants de l'ancien royaume Champa.
Construit par le roi Bhadresvaraman à la fin du IVè siècle, My Son est
devenu un lieu de culte du Royaume Champa. Les Chams étaient hindouïstes et c'est pour cette raison que l'on trouve à My Son tant de Lingam et de sculptures des dieux Shiva, Ganesh, Vishnou...
L’ensemble de ce paysage d’eau et de pierre donne un
spectacle à couper le souffle.
DESTINATION : VIETNAM








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