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Passionpoésie, un blog que j'ai créé parce que j'aime la poésie et les lettres. J'aime écrire et je laisse libre cours à mon imaginaire, à mon inspiration. Vous y trouverez pêle-mêle des poèmes de personnages connus ou pas, des écrits de mon cru, des articles sur l'art et la culture d'ici et d'ailleurs.

 

 

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Samedi 25 octobre 2008
Une erreur qui risque de coûter cher à la société, comment est-ce possible ? Cela semble impensable...Et pourtant la preuve est là. J'espère simplement qu'on le remette en prison pour qu'il y purge sa peine jusqu'au bout.
Armando

RECIDIVISTE.

La justice devra réexaminer le cas du violeur libéré

 

LA GARDE DES SCEAUX, Rachida Dati, attendait des « éléments d’information » pour réagir à la remise en liberté, après une erreur, d’un violeur présumé. Le président de la République, lui, n’a pas tergiversé. « Furieux » et « choqué » par cette « décision invraisemblable de libérer un multirécidiviste », Nicolas Sarkozy, à peine sorti de la réunion du sommet Europe-Asie auquel il participe à Pékin, a décroché son téléphone pour demander lui-même au parquet général de la cour d’appel de Paris de déposer une requête en « rectification d’erreur matérielle ».
Le cas de Jorge Montes, un danseur de tango de 48 ans poursuivi pour « viols, enlèvement et séquestration, vols et agressions sexuelles », sera donc bientôt réexaminé par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. La même qui, dans un arrêt du 17 octobre, a infirmé et non confirmé , après une erreur de frappe, le rejet d’une demande de remise en liberté de cet agresseur présumé de trois jeunes femmes, dont l’une affirme avoir été violée une quarantaine de fois.

«La garde des Sceaux, qui se pose en chantre de la défense des victimes, n’a pas eu un mot à leur endroit »

Cette bourde a entraîné, jeudi soir, la libération du détenu de la maison d’arrêt de Fresnes en dépit du risque de « pression sur les victimes », du risque « majeur » de récidive et du risque réel de « fuite » soulignés par les magistrats de la chambre de l’instruction. Un strict contrôle judiciaire lui a été notifié à sa sortie par le juge d’instruction de Créteil (Val-de-Marne) en charge du dossier. « Il le respectera, assure l’avocat de Jorge Montes, M e Patrick Maisonneuve, qui rappelle que son client reste présumé innocent. Il réfute toute idée de récidive car il dit qu’il n’est pas coupable des faits qui lui sont reprochés. Il faut arrêter les fantasmes. »

Les avocats des victimes, eux, ne décolèrent pas. Ils entendent assigner l’Etat pour « faute lourde du service public de la justice ». « C’est notre seul moyen, nous parties civiles, de faire entendre notre stupéfaction et notre colère, insiste M e Henri de Beauregard. Ma cliente est abasourdie. Ses deux objectifs, à savoir bénéficier d’un procès en présence de son agresseur et éviter qu’il fasse d’autres victimes, sont anéantis. C’est moi qui ai dû tenter de lui expliquer l’inexplicable. Je suis très surpris de n’avoir eu aucune nouvelle des autorités judiciaires. »
Dans un premier temps, le parquet général de la cour d’appel de Paris avait reconnu une « erreur idiote » et jugé impossible d’engager la fameuse requête en rectification d’erreur matérielle exigée hier par le président de la République (voir encadré). « La boulette, absolue, est faite. Mais M. Sarkozy est le seul qui ait eu un mot à destination des victimes, réagit M e Frank Berton, qui défend une autre victime présumée de Jorge Montes. Depuis vingt-quatre heures, la garde des Sceaux, qui se pose en chantre de la défense des victimes, n’a pas eu un mot à leur endroit, c’est un scandale. Ma cliente est en plein désarroi, désemparée. Il y a eu une faute personnelle d’un magistrat qui repose la question de la responsabilité des juges. »

Le parquet général avait « déposé les armes avant de livrer le combat alors que la jurisprudence n’est pas intangible », regrette M e de Beauregard. Il va lui falloir reprendre son analyse avant l’examen de la requête par la chambre de l’instruction de Paris, qui ne pourra pas statuer avant un délai minimum de cinq jours.

 

Le Parisien

 
Par Armando - Publié dans : insolite et faits divers
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